Alice Suret-Canale

Compression 9, L'heure fauve

Acrylique sur toile de lin, 97x130cm, mars 2019, collection privée

En 2019, la série de peintures “Compressions”, se concentrait sur la figure, le corps et son rapport à l’intimité. Le sujet sous-jacent était celui de la gestation‒ gestation maternelle et gestation picturale.

Ces étreintes se lovent dans une temporalité divergente, oisive, détachée de toute logique d’action utile. Elles s’offrent à la contemplation. Cette série de peintures s’est développée en parallèle d’animations intitulées “Danses libres”, GIFs ou courtes vidéos bouclées dans lesquelles le thème de la compression est cette fois mis en relation avec la nature du GIF animé, élément mémétique qui circule à l’infini, échantillon culturel du monde numérique. Les Compressions puisent dans cette esthétique (absurde, humoristique et naïve) pour faire le pont avec les constructions figuratives de la modernité, et notamment les étreintes de Picasso, Klimt ou Munch.

L’heure fauve, 9ème tableau de la série des Compressions, s’inspire du poème de Mallarmé “l’après-midi d’un faune” et du ballet cubiste du même nom chorégraphié par Vaslav Nijinski.

Historique
  1. Première exposition publique
    Boundlessy fertileExposition collective, Yellow cube gallery, Paris, 22 nov. - 23 déc. 2021
Réalisation
mars 2019